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Médias : tout était si simple … avant ? (SPOILER : Non!)

La nostalgie du “bon vieux temps”

Quand vient le sujet des médias sur la table dans les dîners en ville, j’entends souvent des patrons d’agences de relations presse qui affirment regretter le bon vieux temps, où tout leur paraissait plus simple.

Plus de recul sur l’actualité traitée et moins de sujets traités simultanément, plus de papier et de formats longs, moins de supports publiés, moins de communiqués de presse diffusés, moins de turnover dans les rédactions, moins de concurrence dans l’information, plus d’audience pour les médias traditionnels, …

Dans l’imaginaire de ces experts des relations médias, il fut un temps où “les médias” semblent avoir été considérés, à tort, comme une bande itinérante de journalistes à la curiosité débordante maitrisant parfaitement leurs sujets, ayant le temps de travailler les articles, de travailler le fond d’une problématique, de recouper les sources, en train de prendre des notes en sténo, prêts, sur demande de l’agence de communication, à se précipiter sur une machine à écrire pour rédiger leur article ou — si les nouvelles étaient urgentes — de sauter sur le premier téléphone public pour appeler leur rédacteur en chef et détailler leur article. Bref, tout ça c’était avant… mais avant quoi ? L’internet ? Les réseaux sociaux ?

Je me suis souvent posé la question : que regrettent-ils ? Le charme des rigidités d’un modèle médiatique désuet ? 

Les médias ont changé, les entreprises aussi !

Oui, “les médias” ont bien changé. De l’influenceur qui publie sur Twitch ou YouTube des vidéos de lui en train de jouer à des jeux vidéo en donnant son avis sur telle ou telle marque à la personnalité publique qui partage ses critiques en direct sur Facebook, Instagram ou TikTok, en passant par l’utilisateur de Twitter ou Reddit à l’humour tranchant qui commente sévèrement ou cyniquement l’actualité économique, politique et sociale.

En effet, la réputation de votre marque ne se mesure plus à la taille de la colonne qui vous a été dédiée, mais au nombre de personnes que vous atteignez et à ce qu’elles en pensent. On peut donc aisément comprendre les raisons pour lesquelles certains regrettent l’époque où il était facile d’entrer en contact avec la personne que vous souhaitiez joindre au sein d’une rédaction.

Les opportunités médiatiques sont nombreuses

Il parait sage de n’être ni dans le déni ni dans les regrets. Comme consultant en communication, il convient sans doute de considérer le paysage médiatique actuel, avec ses multiples facettes, comme un ensemble d’opportunités stratégiques à saisir qui vous permet de couvrir des pans de l’opinion publique jusqu’alors inaccessibles à vos communiqués de presse.

Au sein de notre agence de communication de crise, LaFrenchCom, nous donnons toutes les clés à nos clients, pour développer des relations médias de qualité qui leur offrent une précieuse couverture et ce, dans le cadre de médias innovants comme de médias plus traditionnels. Les deux sont tellement complémentaires. Encore faut-il s’intéresser aux codes de ces acteurs agiles innovant comme il convient de se pencher sur les nouvelles contraintes des médias traditionnels concurrencés par les premiers.

Travailler avec les journalistes plutôt qu’avec les influenceurs ?

Dans les moments de crise, des clients sont tentés de se tourner vers des influenceurs afin d’assurer leur visibilité et la notoriété de leurs marques. Il serait tellement plus facile de travailler avec un influenceur qui ne pose pas de questions compliquées”. C’est une vision bien réductrice et bien éloignée de la réalité de l’influence et de ceux qui la font au quotidien.

S’il est utile de travailler avec des influenceurs, il est regrettable que ce moyen de communication soit trop souvent, pour eux, un moyen de ne pas s’interroger sur la manière de mieux communiquer leur message auprès des journalistes.

C’est aussi, trop souvent, un moyen de ne pas s’interroger sur leur porte-parole. Un bon porte-parole, c’est celui qui depuis le salon arrive à attirer l’attention de son audience en train de préparer le dîner dans la cuisine. Le rôle de nos consultants en communication est de les amener dans la pièce voisine afin qu’ils écoutent et ce, malgré les nombreuses distractions qui leur sont proposées.

En fin de compte, en communication, le principal consiste à raconter la bonne histoire, de la bonne manière, même lorsque les choses tournent mal et que la marque est sous le feu des critiques … et aucune marque n’y échappe !

Pour ce faire, les solutions sont nombreuses et les professionnels français des relations presse de bon niveau. Même si, pour traverser une crise, chaque stratégie de relations presse présente son lot de défis à relever, l’objectif de nos équipes de spécialistes des relations médias est de vous aider à y parvenir. Les différents conseils qu’ils prodiguent au quotidien vous accompagneront au mieux sur cette voie.

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