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La communication : ceux qui en ont le plus besoin y renoncent 🤷‍♂️

J’espère que comme moi vous ĂŞtes convaincu de l’intĂ©rĂŞt de la communication. Tout le monde devrait faire appel Ă  cette discipline, que ce soit pour dĂ©velopper ses activitĂ©s ou s’Ă©panouir dans sa vie personnelle.

Pourtant, je constate tous les jours que les gens qui en auraient le plus besoin sont prĂ©cisĂ©ment ceux qui refusent de s’en servir ou pensent ne pas avoir les moyens de s’en servir. 

La communication est un atout, Ă  condition de le vouloir.

Ce sont souvent les entrepreneurs qui ont le plus besoin de communication qui savent le moins comment faire. Les plus petits entrepreneurs, que je n’ai souvent pas pu aider, trop occupé à gérer les crises chez les grands groupes ou pour des personnalités publiques exposées, ont souvent une double difficulté :

  • 1/ leurs clients potentiels n’ont pas connaissance de leur existence
  • 2/ ils ne savent souvent pas communiquer sur leur succès.

Or, lorsque vous discutez avec eux, ces entrepreneurs vous le disent : ils veulent tous accroitre leur image de marque sur leur marché, tout en ayant un budget limité.

Mais ces entrepreneurs pensent gĂ©nĂ©ralement Ă  la fois que la communication est uniquement destinĂ©e aux grandes entreprises, et qu’elle est un luxe qu’ils ne peuvent pas s’offrir, donc ils n’essaient pas de savoir en quoi cela consiste rĂ©ellement ni ce qu’ils peuvent faire par eux-mĂŞmes, sans avoir Ă  dĂ©penser un centime.

C’est le paradoxe de la communication, juste lĂ , sous notre nez. J’ai dĂ©cidĂ© que je devais faire quelque chose pour les aider Ă  travers ce blog.

J’en ai fait un objectif de ce blog. Il fallait que j’aide les patrons de petites et moyennes entreprises Ă  montrer Ă  quel point ils Ă©taient formidables, sans pour autant se vanter et paraitre arrogants.

Il y a dĂ©jĂ  une idĂ©e forte Ă  retenir : communiquer est une bonne chose parce que c’est investir dans votre bien le plus prĂ©cieux… vous-mĂŞme !

J’ai voulu que ce blog soit un “How To Do It Yourself” (Comment assurer vous-mĂŞme efficacement votre communication), et j’encourage chaque jour de nouvelles personnes Ă  prendre le contrĂ´le de leur image et de leur rĂ©putation y compris dans les moments difficiles. 

J’ai maintenant une totale libertĂ© financière, un enthousiasme sans cesse renouvelĂ© quand je vais au travail, un excellent Ă©quilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, une Ă©quipe remarquable, et des objectifs très clairs pour mon entreprise et moi-mĂŞme.

Je suis convaincu de l’importance pour vous et votre entreprise d’investir dans votre bien le plus prĂ©cieux… vous-mĂŞme. Consacrez du temps, de l’Ă©nergie et, oui, de l’argent Ă  vous dĂ©velopper, Ă  rĂ©flĂ©chir sur vous-mĂŞme, Ă  apprendre et Ă  vous amĂ©liorer.

Pourquoi investir dans la communication ?

Cela m’a amenĂ© Ă  me demander pourquoi les gens ne consacrent pas plus de temps Ă  leur communication, pour eux-mĂŞmes et leur carrière. Cela peut ne rien coĂ»ter s’ils le font eux-mĂŞmes et les rĂ©sultats peuvent ĂŞtre Ă©normes. Donc cela en vaut forcĂ©ment la peine !

Ils m’ont fait dĂ©couvrir ou comprendre tant de choses importantes. J’ai commencĂ© Ă  compiler ces idĂ©es et Ă  m’y rĂ©fĂ©rer souvent. Cela m’a aidĂ© Ă  me dĂ©velopper dans ma vie privĂ©e et professionnelle. Ă€ chaque fois que je finis un nouveau livre, j’ajoute des idĂ©es Ă  ma liste de mots d’ordre dont se souvenir.

Quelques mots d’ordre :

Voici certains des mots d’ordre qui sont les plus importants et les plus utiles pour moi :

> me demander tous les jours : quelle est la chose que j’ai besoin de faire pour m’amĂ©liorer ?

> me demander plusieurs fois par jour, quand je ne sais pas quoi faire : qu’est-ce qui me permettrait d’accomplir le reste plus facilement ?

> Les gens que vous frĂ©quentez comptent aussi. Nous devons nous entourer d’Ă©nergie positive – pas de personnes qui nous Ă©puisent par leur nĂ©gativitĂ©

> penser en marketeur – il faut passer autant de temps Ă  promouvoir son travail qu’Ă  le faire.

Faire savoir est aussi important que faire.

> faire la chose qui m’intimide le plus en premier, et tout le reste se mettra en place naturellement

Sur ce point, j’aime beaucoup la théorie des petits cailloux. Vous la connaissez ? 

Il était une fois… un expert renommé qui tenait une conférence sur la meilleure façon de planifier son temps.
« Je vous propose une expérience » dit-il à son public attentif.
Il prit un grand bocal de verre et le remplit à ras bord de gros cailloux de la taille d’une balle de tennis. Puis il demanda à son public : « Est-ce que ce bocal est plein ? » Tout le monde répondit : « Oui ». « Bien », répondit-il « nous allons voir. »
C’est alors qu’il sortit un sac contenant des graviers et le versa dans le bocal. Les graviers se faufilèrent entre les cailloux et remplirent le bocal. À nouveau, il posa la question : « Est-ce que le bocal est plein ? ». Le public, commençant à comprendre, répondit : « Non. »
Il prit ensuite un sac de sable qu’il versa dans le bocal. Le sable, à son tour, se faufila entre les cailloux et les graviers jusqu’à remplir le bocal.
Il fit de même avec la bouteille d’eau qui était posée sur sa table et remplit à nouveau le bocal.
« Quel enseignement pouvons-nous tirer de cette expérience ? » demanda-t-il à son public. « Cette expérience montre que si l’on ne met pas les gros cailloux en premier dans le bocal, on ne pourra jamais les mettre tous. Il faut donc commencer par les gros cailloux avant de s’attaquer aux petits. »
Les gros cailloux sont nos priorités, les graviers, le sable et l’eau sont les tâches de moindre importance que nous avons tendance à faire passer en premier. Une fois la journée bien remplie de graviers, de sable et d’eau, impossible de faire rentrer nos gros cailloux.
Bien planifier sa journée de travail, c’est donc placer d’abord ses gros cailloux dans son planning.
Si l’on s’élève d’un degré, on peut se demander quels sont les gros cailloux de notre vie et si on les fait bien passer en premier.

Albert Einstein a dit que : « La folie, c’est de faire toujours la mĂŞme chose et de s’attendre Ă  un rĂ©sultat diffĂ©rent. »

> identifier et changer certains comportements ancrĂ©s qui m’empĂŞchent d’avancer.

Sur ce point, j’aime beaucoup la théorie des singes. Celle-là vous la connaissez ?

Les chimpanzés l’apprennent très rapidement, à la fois en regardant leurs congénères mais également en tentant eux-mêmes l’escalade : le système de sprinklers arrose toute la pièce.
Si l’apprentissage ne se fait pas toujours par expérience individuelle, il se fait très vite par les réactions du groupe : il suffit d’observer qu’un seul tente l’expérience et les plus vifs se précipitent sur lui pour l’empêcher que tous ne subissent la douche froide.
Immédiatement après que l’apprentissage soit acquis, le système d’aspersion d’eau glacée est désactivé. Les chimpanzés conservent l’expérience acquise et ne tentent pas d’approcher de l’échelle.
Bien que ne craignant plus d’être aspergés, les chimpanzés ont consolidé un comportement interdit. Le conditionnement, qui est toujours une association « stimulus-réponse » est passé de « escalade-douche froide » à « escalade-châtiment corporel ».
On change ainsi de registre, le conditionnement devient social. Plus exactement, il devient « culturel » dans le sens où il s’agit d’un comportement porté par une population donnée et qui va se perpétrer dans le temps alors qu’il ne repose pas/plus sur aucune donnée extérieure. La preuve va nous en être fournie avec la suite de l’expérience.

Un des singes est alors remplacé par un nouveau. Lorsque ce dernier tente d’attraper la banane en gravissant l’échelle, les autres singes l’agressent violemment et le repoussent. Lorsqu’un second chimpanzé est remplacé, lui aussi se fait agresser en tentant d’escalader l’échelle, y compris par le premier singe remplaçant.

Nul ne doit transgresser la règle apprise ! Ainsi, l’expérience est poursuivie jusqu’à ce que la totalité des premiers chimpanzés qui avaient effectivement eu à subir les douches froides soient tous remplacés. Pourtant, les singes ne tentent plus d’escalader l’échelle pour atteindre la banane. Et si l’un d’entre eux s’y essaye néanmoins, il est puni par les autres, sans savoir pourquoi cela est interdit (puisque n’ayant jamais subi de douche glacée). On dit même que, généralement, le plus virulent des singes est celui qui, dernier entré, vient juste de se faire houspiller.

> accepter les échecs. On ne nous juge pas sur nos erreurs, mais sur la manière dont nous nous relevons après nos échecs.

> Lance-toi. Si tu n’essaies pas, tu ne sauras jamais si ça aurait Ă©tĂ© possible.

> La vie n’est pas une rĂ©pĂ©tition avant un grand show. C’est le grand show.

> Les athlètes ne naissent pas champions. Il leur faut des heures et des heures d’entrainement pour se perfectionner. C’est la mĂŞme chose pour mon travail.

> dĂ©penser de l’argent dans des moments passĂ©s avec les autres plutĂ´t que dans des objets, car c’est ce qui me rend le plus heureux.

J’en ai encore beaucoup d’autres. Ceux-ci ne sont que les plus importants.

Grâce Ă  mes lectures, j’ai compris que, pour atteindre mes objectifs, je devais modifier mon rythme de vie. Des Ă©tudes ont montrĂ© qu’il faut 21 jours pour crĂ©er une nouvelle habitude. De nombreux livres soulignent que les personnes qui rĂ©ussissent dans la vie observent une routine très stricte.

J’ai dĂ©cidĂ© que c’Ă©tait exactement ce que j’allais faire et j’ai pris de nouvelles habitudes, en me donnant 21 jours pour qu’elles soient bien ancrĂ©es.

Quatre ans plus tard, ces habitudes font dĂ©sormais partie de mon quotidien et je suis persuadĂ© qu’elles ont largement contribuĂ© Ă  mon succès. Voici un aperçu de mon nouveau rythme :

> Je me rĂ©veille Ă  5h45 tous les matins en Ă©coutant la radio, oĂą une Ă©mission m’aide Ă  Ă©merger. Ă€ 6 heures, je me lève avec la mĂ©tĂ©o en fond sonore.
Je me prĂ©pare une boisson chaude et je travaille 1 heure et demie sur mon ordinateur après un footing. Je ne consulte pas mes e-mails. Le tĂ©lĂ©phone ne sonne Ă©videmment pas et la maison est silencieuse, donc il n’y a aucune distraction. Je peux me consacrer totalement aux tâches qui vont me permettre de dĂ©velopper mon activitĂ© et d’attirer de nouveaux clients.

> Je me fixe des objectifs tous les ans et en fais un “vision board” – un panneau d’inspiration installĂ© juste Ă  cĂ´tĂ© de mon bureau pour me rappeler mes objectifs et me motiver tout au long de l’annĂ©e. Tous les 1er janvier, j’examine les objectifs de l’annĂ©e passĂ©e pour voir si je les ai remplis et j’en fixe de nouveaux pour l’annĂ©e Ă  venir en imaginant comme je me sentirai une fois ces objectifs atteints. Je condense ensuite mes notes en une liste que je conserve dans l’Ă©tui de mon tĂ©lĂ©phone pour pouvoir la consulter souvent.

> Je mange sainement (je suis végétarien)

> J’Ă©coute des livres audio et des podcasts pendant les longs trajets, quand je promène mon chien (un chowchow) ou quand je fais des tâches mĂ©nagères, pour Ă©largir mes horizons et apprendre de nouvelles choses.

> Je retrouve régulièrement mes amis dirigeants de sociétés à proximité de chez moi pour nous entraider les uns les autres, partager nos contacts, les hauts et les bas, etc.

Ces nouvelles habitudes ont complètement bouleversé la manière dont je vivais.

Par ma formation de juriste, j’ai toujours Ă©tĂ© un peu diffĂ©rent des gens qui travaillent dans la communication, et je pense que cela a Ă©tĂ© un atout. Je le mesure encore plus dans la communication de crise et la gestion de crise ou encore quand j’ai Ă  traiter un dossier de communication sous contrainte judiciaire.

Dans la communication, proposer des formations permettant aux entrepreneurs d’assurer eux-mĂŞmes leur communication est extrĂŞmement rare. Pour la plupart des agences de communication, ce serait comme se tirer une balle dans le pied, car le risque serait trop grand, selon eux, de perdre ainsi des clients qui dĂ©cideraient de se passer de leurs services. Mes collègues et concurrents ont souvent exprimĂ© cette crainte. Or, qu’est-ce-qui est plus beau que de donner les moyens Ă  quelqu’un de son autonomie ?

Je me suis obligĂ© Ă  penser Ă  ce que Xavier Niel ou Elon Musk ont accompli, en dĂ©pit de tous ceux qui leur disaient qu’ils Ă©taient incapables de fonder un nouvel opĂ©rateur tĂ©lĂ©phonique, une nouvelle banque, un nouveau moyen de transport, une fusĂ©e, etc.
Je vous invite à faire de même dans vos quotidiens. Ignorez les réticences de vos proches.

Mettre en place une stratégie de communication commence par la démystifier et la simplifier.

Depuis que j’ai commencĂ© Ă  travailler plus particulièrement avec les entrepreneurs en 2014, je me suis efforcĂ© de dĂ©mystifier la communication, comment elles fonctionnent et les moyens d’obtenir une bonne couverture mĂ©diatique. Je fais en sorte de modifier la manière dont la communication est perçue par les entrepreneurs. Ils sont en effet nombreux Ă  penser que la communication c’est du blabla, sans intĂ©rĂŞt pour leurs activitĂ©s et un luxe que seules les grandes entreprises et les stars pouvaient s’offrir.

Le meilleur plan de communication est aussi le plus simple : votre marché, des médias, un message

Les petits entrepreneurs sont souvent ceux qui ont le plus besoin de la communication pour sortir du lot, communiquer leur message et ĂŞtre perçus comme la rĂ©fĂ©rence incontournable dans leur domaine. La communication est le moyen le plus avantageux pour eux d’atteindre cet objectif et ils devraient allouer un peu de temps chaque semaine pour assurer leurs relations presse et digitales.

Voici cinq tactiques pour intégrer la communication dans votre vie :

1. Ayez confiance en vous et choisissez toujours l’option la plus simple quand vous avez un choix à faire.

2. Identifiez des mots d’ordre qui vous aident Ă  avoir confiance en vous et ne pas dĂ©vier des plans et stratĂ©gies fixĂ©s.

3. Mettez en place de nouvelles habitudes pour développer régulièrement et efficacement votre image.

4. Élaborez un plan simple axĂ© sur votre marchĂ©, votre message et les mĂ©dias ciblĂ©s, et tenez-vous-y ! Identifiez les personnes que vous ciblez, les mĂ©dias qu’ils utilisent et les messages qui rĂ©sonneront le mieux.

5. Faites de votre développement personnel une priorité. Cela se répercutera sur votre activité et les personnes qui vous rencontreront diront aux autres à quel point vous êtes merveilleux.

Florian Silnicki

 

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