Un communicant de crise, ça fait quoi ? 🙋

On me pose souvent la question de ma mission au quotidien. Elle est tout simplement d’aider les personnes travaillant dans la communication et leurs employeurs Ă  dire et faire les bonnes choses lors d’une crise pour limiter les dĂ©gâts sur leur image et leur rĂ©putation. Mon job de communicant de crise, c’est aussi souvent de mettre toute ma force de conviction et mon Ă©nergie pour me battre afin de faire entendre la voix de ceux qui n’arrivent plus Ă  influer sur l’opinion publique. Je suis lĂ  aux cĂ´tĂ©s de ceux qui face Ă  la crise n’arrivent plus Ă  diffuser leurs messages. Je m’assure que les messages qui constituent la dĂ©fense de mes clients pèsent dans le dĂ©bat public.

Si votre porte-parole est perçu comme une personne normale, sympathique, qui se soucie du sort des gens, semble avoir gardé le contrôle de la situation et s’exprime comme un être humain, alors il y a de grandes chances que votre organisation ou votre marque ne soit pas affaiblie par une crise.

Sinon, votre rĂ©putation en souffrira. Cela aura des consĂ©quences : baisse des chiffres de ventes, des marges, de la valeur de l’action, permis de construire ou d’opĂ©rer menacĂ©, autorisations de mise sur le marchĂ© contestĂ©e, moral des employĂ©s en berne, difficultĂ©s Ă  attirer les bons potentiels et les talents, antipathie des parties prenantes et aversion des fournisseurs et partenaires commerciaux.

En bref, une crise mal gĂ©rĂ©e coĂ»te de l’argent Ă  une entreprise. Ma raison d’ĂŞtre est lĂ .

La gestion de la communication de crise n’est donc pas « souhaitable », elle est nécessaire. Elle vise à protéger les actifs de réputation, qui sont les atouts les plus précieux d’une entreprise.

En tant que professionnels de la communication de crise, notre mission est de dĂ©montrer aux cadres dirigeants que se prĂ©parer Ă  une crise mĂ©rite qu’on y consacre le temps, l’argent et l’énergie nĂ©cessaires. Cela peut ĂŞtre difficile, car certains managers ont trop tendance Ă  penser que « cela n’arrivera jamais » ou qu’« on saura gĂ©rer – ne vous inquiĂ©tez pas ». Je prĂ©senterai d’ailleurs ici certains arguments qui vous aideront Ă  dĂ©montrer que tel n’est pas le cas.

La question posĂ©e par les directeurs de la communication, c’est souvent celle du bon niveau d’investissement adaptĂ© pour prĂ©parer leur communication de crise ? Je les aide Ă  en juger en fonction de la taille de leur organisation, de l’Ă©tat de prĂ©paration des dirigeants, de l’exposition aux risques mĂ©diatiques et digitaux, de l’Ă©tat de la rĂ©putation de l’organisation ou de ses produits ou services, …

Ensuite, quand une crise survient, il faut réagir vite et bien. La pression peut être énorme. C’est à eux seuls comme dirigeants que reviennent les décisions importantes. En tant que communicant de crise, je les aide à prendre les bonnes décisions quand la situation semble hors de contrôle.

J’aide aussi les organisations et leurs dĂ©cideurs Ă  anticiper les crises avec confiance, et Ă  mettre en place les bonnes procĂ©dures et la bonne documentation interne et externe pour y faire face. N’hĂ©sitez pas Ă  continuer Ă  me contacter pour me poser des questions Ă  tout moment et pour tout sujet liĂ© Ă  la communication de crise, la gestion de crise ou la communication sous contrainte judiciaire.

Personne n’est heureux qu’une crise Ă©clate…

Mais, paradoxalement peut-être, une crise bien gérée peut améliorer la réputation d’une organisation.

Elle permet aussi de prouver aux clients et aux employeurs que la communication est cruciale pour ce qui compte le plus : chiffres de vente, marges, valeur de l’action, productivitĂ©, appui des parties prenantes et perception favorable du grand public…

Par Florian Silnicki